Présenté le vendredi 6 avril, par Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » aura pour vocation de rendre les formations professionnelles plus facilement accessibles pour les salariés et demandeurs d’emploi avec différentes mesures :

 

Un nouveau système de crédit pour le CPF :

Le CPF (Compte Personnel de Formation) permet aux salariés et aux demandeurs d’emploi d’acquérir des droits à la formation professionnelle. Jusqu’aujourd’hui le compte d’un salarié à temps plein est crédité de 24 heures par an, avec un plafond de 150 heures. Après la réforme, les CPF ne seront désormais plus crédités en heures mais en euros, avec un crédit de 500€ par an et un plafond de 5000€.

SI vous possédez encore des heures dans votre CPF ne vous inquiétez pas, celle-ci seront converties automatiquement en euros (selon un taux de 14,28€ de l'heure).

Cette réforme a aussi pour vocation d’aider les salariés sans qualifications. En effet pour leur permettre d'évoluer professionnellement leur CPF sera crédité de 800€par an, plafonné à 8 000€.

 

Davantage de droits pour les salariés à temps partiels :

Les salariés à mi-temps bénéficieront désormais des mêmes droits que les salariés à temps plein. Les femmes seront les premières à bénéficier de ces nouveaux droits puisqu’elles représentent 80% des salariés à temps partiel.

 

Plus de droit pour les formations longues avec la création d’un CPF de transition :

Le CPF de transition viendra remplacer le CIF (Congé Individuel de Formation). Celui-ci permet aux salariés qui souhaitent faire une formation longue mais qui ne possèdent pas  suffisants de crédits sur leur CPF de bénéficier d’un système d’abonnement mis en place après validation d’une commission paritaire. Ceci permettra de moduler la durée de la formation en fonction des besoins du salarié.

 

Mise en place d’un nouveau conseil en évolution professionnelle :

Ce nouveau conseil accompagnera gratuitement les demandeurs d’emploi et salariés dans leurs projets d’évolution professionnelle. Ce conseil portera principalement sur l’évaluation des compétences du salarié, la définition de son projet professionnel, les différentes formations disponibles, etc…

Le but principal de ce nouveau conseil est de réduire les inégalités d’accès à la formation, en bénéficiant notamment aux ouvriers et employés.

 

Faciliter l’accès à la formation pour les demandeurs d’emploi :

Des modules de remise à niveau sur les compétences de base et les savoirs numériques seront proposés aux demandeurs d’emploi qui le souhaitent. Grâce à ces modules, la Ministre du Travail souhaite former un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes éloignés de l’emploi supplémentaires avant la fin du quinquennat.

 

Création d’une application mobile CPF

Cette nouvelle application permettra à tous de pouvoir consulter les crédits sur son CPF, rechercher et s’inscrire à des formations, et avoir accès à différents renseignements sur les formations proposées (dates de session, taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation, salaire prévisionnel à l’embauche, différence de coût entre des formations similaires…)

 

Aujourd'hui, la France ne fait plus partie des leaders européens de la formation professionnelle, notamment en ce qui concerne l'accès à la formation pour les personnes non diplômées (en 2012, seulement 30% d'entre eux ont eu accès à une formation professionnelle). Mais, avec ces nouvelles mesures, Muriel Pénicaud a pour intention de donner à chacun la liberté de choisir son avenir professionnel et surtout de faciliter l'accès à la formation pour tous.

 

Source : Dossier de presse du Ministère du Travail – Transformation de la formation professionnelle (mars 2018)